Le musée d'armes anciennes

NB : le musée est fermé pendant toute la saison hivernale pour des raisons de conservation des pièces. Pensez à téléphoner au château pour savoir s'il est ouvert.

Installé dans cinq salles de l'ancien bâtiment d'habitation du donjon, le musée d'armes anciennes du château de Joux fait partie intégrante de la visite organisée. Compte tenu de son grand intérêt, des visites conférences sont organisées en juillet et août : la participation des Arquebusiers Comtois et de groupes de reconstitution historique (14ème Régiment d'Infanterie de Ligne en 1806, etc.) permet de présenter aux amateurs, au cours de ces manifestations d'armes anciennes, la manipulation, l'environnement uniformologique et le tir aux armes à poudre noire.

Cette grande collection a été acquise en 1957 par le Syndicat d'Initiative de Pontarlier. Elle a été rassemblée par un collectionneur français, Jules Doresse, avant la seconde guerre mondiale.

A travers les quelques six cents pièces exposées, le musée offre à ses visiteurs une véritable rétrospective de l'armement et de l'équipement du militaire français, depuis le 17ème siècle. Une quarantaine de pièces rarissimes assurent une réputation internationale au musée du château de Joux.

Salle 1 - L'Ancien Régime

La première salle consacrée à l'Ancien Régime présente quelques arquebuses et mousquets, casques et armes blanches du 17ème siècle.

Le fusil de soldat modèle 1717, premier fusil réglementaire adopté pour toute l'infanterie royale, est le meilleur exemplaire parvenu jusqu'à nous. Les améliorations successives apparaissent dans les modèles 1728, 1746, 1754 et dans les armes adoptées en 1763 - 1766.

La grande technicité du système 1777 dû à Monsieur de Gribeauval, instaurant la suprématie de l'arme à feu française durant une quarantaine d'années, favorisa les victoires de la Révolution et de l'Empire. Une vitrine juxtapose les rares fusils d'infanterie, de dragon, d'artillerie, d'officier et de marine, les mousquetons de cavalerie et de hussard, les pistolets.

Les chapeaux tricornes en feutre, portant la cocarde blanche, et les casques de dragons symbolisent le couvre-chef des armées de Louis XVI.

Salle 2 et 3 - Coiffures

Un très bel ensemble de plus de cinquante coiffures : shakos, bonnets à poils, chapeaux et casques de cavalerie évoquent les batailles des périodes révolutionnaire et impériale. A la diversité des armes issues de l'anarchie des fabrications sous la Révolution, succèdent les armes à feu des systèmes an 9 et an 13, témoins de l'épopée des armées de Napoléon 1er et du rêve d'une confédération européenne enfantée par la France.

Salle 4

Une vitrine la salle de la Restauration présente les coiffures prestigieuses de la Maison du Roi et de la Garde Royale sous Louis XVIII et Charles X. Les fusils de Garde du Corps voisinent avec les sabres des lanciers de la Garde et des Cent-Suisses.

Les légions départementales de 1816 et les régiments de ligne de 1820 - 1830 présentent leurs armements et coiffures ornées des fleurs de lys et cocarde blanche.

Salle 5

Les recherches techniques liées à la Révolution Industrielle du 19ème siècle permettent de suivre l'évolution de l'armement, de l'abandon de la mise à feu par les étincelles du silex qui sera remplacé par la capsule de fulminate, à l'apparition des percuteurs métalliques, en passant par la réduction des calibres et le chargement par la culasse. Ces recherches aboutissent à l'invention de la répétition au début de la 3ème République, avec l'adoption des fusils à magasin des modèles 1878, 1884, 1885 et le Lebel de 1886.

Une rationalisation de l'uniforme accompagne cette mutation de l'armement. Le shako, de taille démesurée en 1830, devient plus fonctionnel et sera remplacé progressivement par le képi. Le grand bouleversement de la 1ère Guerre Mondiale conduira à la tenue bleu horizon de 1915, mais ce n'est plus là l'objet du musée d'armes du château de Joux.

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Casque de mousquetaire noir (2ème comp.) époque Restauration - (c) R. LOMBALOT

Fusil de Garde du corps du Roi (1816) et de son capitaine, modèle 1759 - (c) R. LOMBALOT

(c) R. LOMBALOT